Le parti présidentiel a lancé formellement sa campagne lors d’un bureau exécutif lundi dernier. Reste à trouver une tête de liste et le bon ton face au Rassemblement national.
Une commission nationale d’investiture sur les rails, des personnalités – Clément Beaune et Pascal Canfin – chargées de travailler sur le projet, d’autres – Olivier Dussopt et Fabienne Keller – pour battre le rappel des militants, des discussions qui s’engagent avec les alliés du Modem, d’Horizons et du Parti radical (et bientôt avec les centristes de l’UDI)… Après un bureau exécutif qui s’est tenu lundi, Renaissance, le parti d’Emmanuel Macron, se lance à pas comptés dans la campagne pour les européennes, qui auront lieu le 9 juin.
Consacrée à ce sujet, la rentrée de Renaissance début octobre à Bordeaux avait été percutée par les attaques du Hamas en Israël. « Cela ne bouge pas beaucoup à Renaissance, donc il faut que cela change », plaide un membre du gouvernement. A sept mois de l’échéance, de plus en plus de voix plaident pour que la campagne démarre rapidement. En 2019, la majorité d’Emmanuel Macron était partie très tard : la tête de liste, Nathalie Loiseau, avait été désignée deux mois seulement avant l’élection.